L’entrée illégale du CNDP au gouvernement à Kinshasa
Bosco Ntaganda, criminel recherché par la CPI
Au mois de décembre 2009, l’Autorité morale à la personne de Kanambe alias Joseph Kabila a annoncé le remaniement ministériel de son gouvernement. A l’analyse de la fameuse annonce présidentielle, l’esprit avisé constatera illico que l’objectif principal du dit remaniement : c’est l’entrée du CNDP au gouvernement à Kinshasa.
Pour rappel, le Congrès National pour la Défense du Peuple, CNDP en sigle, devenu aujourd’hui parti politique en RDC après sa reconnaissance par le gouvernement de Kanambe alias Joseph Kabila est une milice qui est responsable des crimes graves contre la population de l’Est du Congo-Kinshasa. Son ex-Président, Laurent Nkunda, arrêté par la justice rwandaise circule librement au Rwanda et son éventuelle extradition en RDC pour y être jugé est restée jusqu’à ce jour lettre morte.
L’actuel responsable de cette énième création du Rwanda (CNDP), Bosco Ntaganda, est recherché par le CPI pour crimes contre l’humanité. Bref, tous les fonctionnaires et membres de cette milice sont de nationalité rwandaise et d’ailleurs Laurent Nkunda a déclaré dans l’une de ses interviews que la RDC-Goma et l’AFDL sont les créations du Rwanda de Paul Kagame mais par contre le CNDP est une œuvre authentiquement congolaise. Mais après son arrestation au Rwanda qui est son Pays, ce dernier balança sa carte d’identité rwandaise. Cela confirme bel et bien que le CNDP aussi est une création rwandaise comme l’AFDL, le PPRD, le RCD etc...
Cela étant dit, l’entrée prochaine du CNDP au gouvernement à Kinshasa a pour objectifs : - Affaiblir les institutions politiques, l’armée et la police.
confier les ministères les plus juteux et entreprises publiques génératrices de recettes aux membres du CNDP comme il est le cas pour Kengo Lobisch, Rubwera et Kamehre pour ne citer que ceux-là. Massacrer une fois de plus les congolais dans la province orientale et dans le Kivu en les remplaçant par les rwandais.
Finaliser l’opération d’occuper et de balkaniser le Congo-Kinshasa.
A part ca, un autre aspect très important n’a pas été jusque là évoqué. Je cite : l’aspect démocratique étant donné que le Congo se dit être un pays "démocratique". Nul n’est resté sans oubli qu’après la soit-disant adoption par referendum de la constitution congolaise fabriquée par les ennemis du Congo-Kinshasa à l’Université de Liège en Belgique, les élections dites démocratiques ont eu lieu en l’an 2006 à travers celles- ci Kanambe alias Joseph Kabila a été élu Président de la République. Son concurrent JP Bemba, ayant accepté l’inacceptable est devenu le chef de fil de l’opposition parlementaire.
Après la victoire frauduleuse de Joseph Kabila, une majorité présidentielle, dénommée AMP, a été formée en vue de gouverner le Congo pendant 5 ans. Tous les partis politiques siégeant dans l’actuelle assemblée nationale et au sénat ont participé aux élections de 2006.
L’UDPS, la fille ainée de l’opposition congolaise n’a pas participé aux élections pour les raisons que nous connaissons.
Alors la question qui reste posée est celle de savoir : comment un parti politique comme le CNDP qui n’a pas participé aux élections de 2006 et qui n’a aucun membre à l’Assemblée Nationale peut par ordre de l’autorité morale, Joseph Kabila, et cela bien entendu en contradiction totale avec les règles démocratiques faire son entrée au gouvernement?
La réponse à cette question est tout à fait claire : la démocratie n’existe que de nom au Congo-Kinshasa. Kabila est le seul maitre. En lui seul repose le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire. L’assemblée nationale, le sénat, le premier ministre etc... n’ont aucun mot à dire. Bref, c’est un pouvoir d’occupation qui a été installé en RDC après la tenue des élections dites "démocratiques".
Si Joseph Kabila veut à tout prix infiltrer ses frères rwandais du CNDP au gouvernement à Kinshasa, il doit respecter les règles démocratiques car il se dit démocrate en démissionnant de la présidence de la république, dissoudre l’assemblée et enfin organiser des nouvelles élections en vue de permettre au CNDP d’entrer au gouvernement par voie légale, démocratie oblige. Dans le cas contraire, l’entrée du CNDP au gouvernement ne viendra que confirmer le caractère vicieux du processus ayant conduit aux élections car nul part ailleurs si ce n’est qu’en RDC un parti qui n’est pas représenté à l’assemblée nationale peut devenir membre du gouvernement.
Il est par ailleurs très étonnant qu’aucune voix ne s’est élevée jusqu’à ce jour ni du côté de l’opposition parlementaire conduite par le MLC, ni du côté de l’AMP pour dénoncer le caractère illégal de cette entrée du CNDP au gouvernement. Tout ceci démontre à suffisance que tous les hommes politiques en fonctions en RDC ne sont que des collabos du régime d’occupation conduit par Kanambe alias Joseph Kabila et ne luttent que pour la sauvegarde de leurs intérêts personnels.